Ying Gao est designer de mode et professeure à l’École supérieure de mode de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), où elle enseigne depuis 2003. Ses créations interactives misent sur l’expérimentation et proposent souvent une métaphore d’un enjeu de société ou une interprétation visuelle de la thèse d’un grand auteur. Parmi les thèmes abordés : l’incertitude, la sécurité, la neutralité, l’absence.

Ying Gao, 2019 © Malina Corpadean. Photo fournie par Ying Gao
Ainsi, ses robes et ses manteaux robotisés s’illuminent ou s’animent, activés notamment par la parole, l’expression faciale, le regard et les empreintes digitales de la personne qui regarde l’œuvre.
Sa démarche se veut un questionnement de la notion même de vêtement qu’elle considère comme un média.
Cet alliage entre mode et technologie comprend également une dimension d’ingénierie, à laquelle contribue Simon Laroche, consultant de longue date auprès de Ying Gao. Celle-ci peut également compter sur le travail d’une petite équipe d’étudiants et édutiantes de l’École supérieure de mode qu’elle engage pour la seconder dans son studio durant leur baccalauréat. Ces étudiants et étudiantes participent au design, à la production ainsi qu’à la diffusion des œuvres.
Toujours expérimentaux et produits en pièces uniques, les vêtements de Ying Gao sont destinés à des collectionneurs et à des musées. Ils ont déjà fait l’objet d’expositions solo, entre autres au Musée national des beaux-arts du Québec, et ont été présentés dans plus de 100 expositions de groupe partout dans le monde. Lancée au printemps 2026, l’exposition Costume Art du Costume Institute du Metropolitan Museum of Art à New York comprend l’une des robes interactives de Ying Gao, intitulée Incertitudes.

© Mathieu Fortin. Photo fournie par Ying Gao
Il s’agit d’une pièce explorant les limites entre le vêtement tangible et les éléments insaisissables de son environnement.
Certaines institutions ont par ailleurs fait l’acquisition d’œuvres de Ying Gao pour leur collection permanente. C’est notamment le cas du M+ Museum of Contemporary Art, à Hong Kong, ainsi que du Musée de la civilisation à Québec. Le travail de Ying Gao retient régulièrement l’attention de la presse internationale, dont les magazines Vogue et Dazed and Confused, ainsi que le journal The New York Times.
Sources
yinggao.ca Lien externe
Enrico. « Ying Gao : Five Ways to Tell a Story about Fashion / Plug.in Basel » VernissageTV, VernissageTV, 28 janvier 2009, https://vernissage.tv/2009/01/28/ying-gao-five-ways-to-tell-a-story-about-fashion-plugin-basel/. Lien externe
Harding, Michael-Oliver. « Plongée dans l’atelier de Ying Gao » Centre Phi, Centre Phi, 31 décembre 2016, https://phi-centre.com/article/fr-ying-gao/. Lien externe
https://actualites.uqam.ca/2026/ying-gao-metropolitan-museum/https://yinggao.ca/fr/info/collections-permanentes/ Lien interne
Date de publication
01/02/2019
Rédaction
Madeleine Goubau, Collaboratrice